Le Repas des fauves est une pièce de Vahé Katcha écrite dans les années 1960 et mise en scène par Julien Sibre.

En 1942, dans une ville de banlieue parisienne, Victor a réuni des amis pour fêter l’anniversaire de sa femme Sophie, malgré les restrictions de l’occupation. La soirée conviviale est brutalement interrompue par des coups de feu an dehors ; deux officiers allemands viennent d’être abattus. Le commandant SS Kaubach surgit dans l’appartement et exige deux otages pour suppléer les coupables en fuites. Les convives disposent de deux heures pour choisir parmi eux…c’est alors que commence le Repas des fauves.

Les Justes est une pièce de théâtre en 5 actes écrite par Albert Camus. Elle fut représentée pour la première fois au Théâtre Hébertot le 15 décembre 1949 dans une mise en scène de Paul Œttly.

Camus écrit cette pièce en réponse au livre « Les Mains sales » de Jean-Paul Sartre situant un groupe de révolutionnaires socialistes cherchant à éliminer un traître du Parti. Comme le dira lui-même, son texte est inspiré d'événements historiques et de personnages réels ayant eu lieu en 1905, sa source étant le livre de Boris Savinkov, « Souvenirs d'un terroriste ».

À Moscou, en 1905, un groupe de socialistes révolutionnaires projette d'assassiner le grand-duc Serge, qui gouverne la ville en despote, afin de lutter contre la tyrannie exercée sur eux. Kaliayev, un jeune terroriste, lancera la bombe. Dora restera en arrière, mais c'est elle qui a fabriqué les bombes servant à l'attentat. Dora et Kaliayev sont amants. Kaliayev est emprisonné, la grande-duchesse Élisabeth lui propose d'être gracié, il refuse et il est pendu. Dora, à la fin, s'apprête à faire le prochain attentat et peut ainsi rejoindre Kaliayev.

Cette pièce est fondée sur des faits historiques réels : le 17 février 1905, le groupe terroriste des socialistes révolutionnaires (Organisation de combat des SR), dont Ivan Kaliayev, dit Yanek, a commis un attentat sur le grand-duc Serge1. C'est d'après cet événement lié à la révolution de 1905 qu'Albert Camus a fait un drame en cinq actes.

Boulevard Durand est une pièce de théâtre écrite en 1960 par Armand Salacrou qui retrace l'affaire Jules Durand. elle a été montée par André Reybaz au Centre dramatique du Nord à Arras et créée au Havre en 1961. Elle a été reprise la même année au théâtre Sarah-Bernhardt à Paris

 

En 1910, pour faire triompher les revendications des ouvriers qui déchargent le charbon dans le port du Havre, le secrétaire du syndicat - Jules Durand - organise une grève. Roussel l'homme de confiance du directeur, réussit quand même à recruter sur place la main-d’œuvre nécessaire. Parmi ces « jaunes » ou. « renards » comme on dit dans le métier, il y a Capron. Un soir, dans l'ombre des quais, Capron se prend de querelle avec des grévistes ivres qui l'assomment. Ce ne serait qu'un fait divers banal si Roussel ne voyait dans cette mort l'occasion de discréditer Durand dont l'action idéaliste inquiète le patronat havrais : « l'affaire Durand » commence, car tous les moyens seront bons, si bons même que Durand sera condamné à avoir la tête tranchée pour un crime qu'il n'a ni commis ni pu commettre. L'aventure n'est que trop réelle : il a fallu huit années pour parvenir à innocenter Durand, mais entre-temps la monstruosité de cette injustice lui avait fait perdre la raison.  

Armand Salacrou évoque avec une bouleversante intensité la tragédie de cet homme simple écrasé par le destin.

«Boulevard Durand est l'histoire d'un procès et d'une erreur judiciaire dont j'ai connu plusieurs des héros.
Jules Durand, secrétaire de syndicat, fut condamné à mort en 1910. Cette condamnation bouleversa le monde entier. Une campagne pour la révision du procès fut entreprise. Jules Durand fut reconnu innocent, mais il était, entre temps, devenu fou de douleur. En 1956 on inaugura au Havre, sa ville natale, un boulevard portant le nom du martyr. Boulevard Durand est une chronique qui raconte la vie de cet homme et de sa famille, avant, pendant et après le procès. À quels scandales peuvent mener certains égoïsmes, comment le mensonge conduit au crime, combien les complaisances sont coupables, voilà ce que nous rappelle, me semble-t-il, la vieille affaire Jules Durand, et aussi qu'une seule attitude est digne d'un homme, devant la vérité : celle d'ouvrir les yeux et de dire cette vérité. Pour la première fois dans ma vie d'écrivain, j'ai le sentiment d'avoir écrit ce que j'avais exactement envie d'écrire, et c'est l'esprit apaisé que j'ai terminé ce livre.»

 

 

Pour savoir plus :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/nouveau-repertoire-dramatique-boulevard-durand-presentation

Avec « Une femme seule », Dario Fo  propose une pièce subtile, drôle, burlesque et pathétique à la fois. Une pièce très quotidienne, riche de folie et d'absurde.

 Belle-sœur d'un obsédé sexuel paralytique, épouse séquestrée par un mari jaloux et accessoirement mère de deux enfants, une femme au foyer raconte sa vie à sa nouvelle voisine de fenêtre. Sa journée est ponctuée de coups de téléphone salaces, de visites impromptues et du voyeurisme du voisin d'en face. Elle tente tant bien que mal de gérer tout cela de bonne main, avec tendresse ou exaspération, et une bonne part d'autodérision, bienvenue devant l'absurdité du quotidien. Des situations rocambolesques et quelques péripéties viennent rythmer sa confession truffée d'humour, d'ironie, et d'un sens du décalage bien tempéré, du moins le croit-elle ... ?

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